Pièce manquante. L’édito de Reynald Fléchaux, rédacteur en chef de CIO
Rédacteur : Reynald Fléchaux, rédacteur en chef de CIO
Date de publication : 23-11-2023
Temps de lecture : 2 min.
Pièce manquante
D’un côté, des clouds industriels, au catalogue de services étendus, mais qui demeurent, même quand ils sont opérés depuis des datacenters situés en Europe, contrôlés par des entreprises soumises au droit américain. Donc à portée de ses dispositions extraterritoriales. De l’autre, une offre de services labellisés ou simplement opérés par des acteurs européens qui doit encore s’étoffer, pour proposer des capacités comparables à celles des grands hyperscalers.
Dans ce paysage, les entreprises, qui à mesure que leur migration vers le cloud progresse y basculent des applications et données de plus en plus sensibles, cherchent encore la bonne stratégie pour ne pas ralentir cette mutation sans engendrer de nouveaux risques pour leur activité. Dans ce contexte, la réponse tient souvent à un équilibre entre environnements pleinement contrôlés par la DSI, prestataires ou solutions offrant les garanties réglementaires attendues et clouds publics classiques proposant un accès immédiat aux dernières technologies. Avec, clairement, une faiblesse du marché sur le second de ces trois mondes.
C’est ce contexte encore instable que tentent d’exploiter les autoproclamés clouds de confiance, comme S3NS, la co-entreprise entre Thales et Google, ou Bleu, l’initiative d’Orange et Capgemini avec Microsoft. Objectif affiché : proposer les services de Google Cloud Platform ou d’Azure via une entreprise de droit français, et avec le tampon de l’Anssi (la certification SecNumCloud). Autrement dit, proposer une continuité fonctionnelle entre les offres de cloud public standards et des environnements certifiés, échappant aux lois extraterritoriales de l’allié et néanmoins concurrent américain. S’il s’agit là d’une pièce manquante du puzzle aujourd’hui pour les DSI, la route menant à SecNumCloud est encore longue pour ces jeunes acteurs. Rappelons que la certification, connue pour sa lourdeur et les coûts qu’elle engendre, est délivrée service par service. A elle seule, la Google Cloud Platform en renferme plus de 200.
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